À Saint-Sébastien-sur-Loire, aux limites de la métropole nantaise, le secteur des Savarières marque la frontière entre la ville constituée et les grandes emprises paysagères du bassin amont de la Loire. C’est sur cette lisière, le long du boulevard des Pas Enchantés, que prend place le nouveau gymnase.
Le parti inverse les dynamiques habituelles. Plutôt que d’étendre l’urbanisation, le projet fait le choix de l’artificialisation minimale : un volume compact et imbriqué, appuyé sur la topographie, qui répond au programme tout en réduisant au strict nécessaire les surfaces bâties. Ce qui est gagné sur l’emprise est rendu au sol perméable et au paysage. Le gymnase habite un parc ; le parc s’ouvre sur la ville.
Un parvis généreux adresse le bâtiment au boulevard et, au-delà, au grand paysage qu’il invite en cœur d’îlot. Il conforte les cheminements piétons et prolonge les mobilités douces vers les quartiers résidentiels du sud.
L’écriture architecturale puise dans l’imaginaire de la construction agricole du pays de Loire. Sobre et contemporaine, elle s’organise en deux registres : un soubassement minéral, béton teinte pierre bouchardé, qui protège le bois ; puis les volumes des salles, habillés d’un bardage bois et de claustras verticaux faisant office de brise-soleil. La nuit venue, ces claustras s’illuminent et laissent deviner l’animation intérieure depuis le boulevard.
Conçu au niveau passif et bâti autour de sa structure bois, le projet engage une transformation durable de l’îlot des Savarières — à rebours de celle qui s’opère habituellement.