Au Petit Nanterre, l’histoire a juxtaposé des ensembles qui s’ignorent — l’hôpital, la cité des Castors, la cité de transit des Potagers, le hameau pavillonnaire — refermés sur eux-mêmes et enclavant le cœur d’îlot. Le projet urbain engagé sur le secteur inverse ce paradigme : il recompose une centralité paysagère autour du Jardin Japonais, au service de tous les habitants.
Le projet accompagne cette transformation. Plutôt que de faire buter la continuité paysagère du jardin sur ses façades, il la prolonge jusqu’au cœur de l’îlot et l’ouvre à l’ensoleillement du sud. Il dialogue avec les constructions futures du centre hospitalier à l’est comme avec les tissus pavillonnaires au sud.
Valoriser la place de l’habitat social dans la ville est au cœur de la démarche. Chaque programme assume un statut propre : le locatif intermédiaire répond à l’échelle du parc, le locatif social accompagne le jardin, l’accession sociale prend la forme d’une villa urbaine au contact du hameau des Hêtres. Cette diversité se lit dans les manières d’habiter — occuper un jardin de plain-pied, ou saisir dès les premiers étages les vues lointaines sur la Défense et le Mont Valérien.
L’écriture prolonge le thème du parc habité. Les façades de bois, en bardage mélèze pré-grisé, entrent en correspondance avec le caractère des lieux ; la verticalité s’affirme au nord, à distance du pavillonnaire et des vues de la résidence des Castors.